Le Bonheur ne se trouve pas avec beaucoup d'effort et de volonté, mais réside là, tout près, dans la détente et l'abandon.
Guendune Rimpoche
Aspect émotionnel
De nos jours, il est de plus en plus question de douleurs ou de pathologies dites émotionnelles ou psychosomatiques. Il est parfois difficile de se repérer dans ce vocabulaire médical, mais beaucoup de patients pensent qu’ils souffrent vraiment et qu’ils n’inventent en rien leurs douleurs.
Selon la médecine chinoise, et j’ai pu le vérifier bien des fois, chaque organe est en relation avec une émotion.
-
Ainsi :
- le cœur est en relation avec la joie
- le rein avec la peur et la dévalorisation de soi
- le foie avec la colère et les frustrations
- le poumon avec la tristesse
- la vésicule biliaire avec la difficulté à faire un choix
- la vessie avec la jalousie
- l’estomac avec le fait de ruminer le passé
Chacun d’entre nous, vit et vivra ses propres stress, mais chacun les vivra différemment.
Imaginons que deux personnes sont sur une plage et qu’une grosse vague vient les fouetter. L’un d’entre eux aura eu peur d’être emporté et va perturber l’énergie des reins pouvant donner lieu à une lombalgie deux à trois jours après. L’autre, plus téméraire, mais colérique, va être énervé d’avoir été mouillé alors qu’il se décontractait et va pester contre le responsable de son état…Il va perturber l’énergie de son foie ce qui peut engendrer par la suite des crises de migraines.
Le problème n’est pas ce que l’on vit, mais comment on le vit.
Les pathologies émotionnelles ou psychosomatiques ne sont en fait que l’expression au sein de notre organisme, d’une peur, d’une colère, d’une tristesse ou de tout autre sentiment qui nous est néfaste. Trop de joie peut être néfaste car cet état va aboutir à une excitation pathologique et perturber le cœur.
Beaucoup de douleurs sont d’origines émotionnelles. Combien d’entre-nous réalisent que le stress leur génère des douleurs, des contractures, des symptômes qui persistent plus ou moins longtemps. Combien d’entre-nous ont mal à l’estomac le matin en allant travailler et jamais au réveil en vacances…l’émotionnel est là, en nous, s’exprimant d’une façon ou d’une autre.
Mais attention, l’émotionnel à long terme se transforme en somatique. Trop de stress, trop de tristesse peut aboutir à une dépression, à un état léthargique qui nous empêche de vivre. L’émotionnel est fort et puissant. Quoique l’on puisse dire et penser, il est, dans notre société, l’un de nos plus grands ennemis.
On vous parle régulièrement des conditions de travail, des suicides dans les grandes entreprises, des taux croissants de dépression chez les adolescents…Aujourd’hui, la France est le plus gros consommateur d’antidépresseurs dans le monde….preuve que l’émotionnel génère plus de pathologies que le reste. A chacun d’entre nous d’y réfléchir.
En chiropractie et en médecine chinoise, il est possible de redonner à l’organe en cause son potentiel maximum de fonctionnement nécessaire pour gérer une vague trop intense d’émotions ou de stress.
Un décès va affaiblir un poumon. En le travaillant, en corrigeant son fonctionnement énergétique, on peut éviter une dépression, des crises d’asthme, des problèmes de peau tels l’eczéma et le psoriasis.
On sait aujourd’hui que l’émotionnel est à l’origine de nombreuses pathologies, exception faite des traumatismes. Travailler sur l’énergie perturbée par cet émotionnel, c’est redonner au corps le potentiel de fonctionner correctement et donc de guérir.
Traiter des symptômes peut effectivement amener à l’arrêt de la pathologie sous sa forme visible, mais ne suffit pas à traiter la cause réelle de son apparition.
On est tous plus ou moins dans l’émotionnel, tous plus ou moins sensibles. Il ne sert à rien de se mentir, le corps souffre de ses sentiments et il en naît des pathologies.
L’acupuncture et la digitopuncture sont par excellence les traitements de base pour calmer un foie ou un cœur qui souffre ou a souffert d’un choc affectif, d’un excès de stress. Prendre des cachets pour arrêter les nausées du foie ou les palpitations du cœur consécutives à cet état n’est pas une guérison véritable en soi. C’est repousser le moment où le cœur va lâcher, ou le foie va souffrir.
C’est notre manière de voir le monde et de se le représenter qui est à l’origine de notre perception émotionnelle d’un événement. Selon le milieu socio-éducatif duquel nous sommes issus, selon notre religion, selon nos traumatismes vécus, les plaies qui en résultent créent des zones de sensibilités, des écorchures sensibles. Si le reste du monde se comporte différemment de ce que je peux supporter, il va réveiller ces souffrances et me faire réagir de manière plus ou moins violente. Ma colère n’est qu’une réaction à un phénomène qui me blesse et auquel je donne de l’importance. Ce n’est que la valeur que je donne à une situation qui lui donne son importance.
Les pathologies sont l’espace qu’il existe entre ce que « je » voudrais du monde extérieur, et la réalité de celui qui m’entoure.
C’est la manière de vivre ce phénomène qui va faire ressentir de la colère ou de la peur. De là, « je » perturbe soit l’énergie du foie, soit l’énergie du rein. Je risque peut-être une hépatite, ou un lumbago.
