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La chiropractie se définie dans la profession comme une science, une philosophie, un art… Elle a été mise au point par David Daniel Palmer aux USA
à la fin du 19ème siècle et fut largement diffusée dans le monde par son fils
B.J. Palmer.
C’est une science car ses bases médicales, radiologiques et chiropratiques sont fondées sur des recherches médicales précises, reconnues par le monde de la médecine et par la communauté scientifique internationale. Quoiqu’en disent certaines professions médicales en France, si la chiropractie est, dans le monde, la 3ème forme de médecine par le nombre de praticiens (après les médecins généralistes et les dentistes), c’est que ses valeurs médicales et curatives ne peuvent en aucun cas être remises en cause. De ce fait, découle notre reconnaissance par le Ministère de la Santé française en 2002.
On dit que c’est une philosophie car le chiropracteur va essayer de travailler selon des normes de médecines douces, évitant si possible de faire appel aux drogues et produits chimiques. Bien entendu, sa formation médicale de base lui permet, si nécessaire, de diriger le patient vers un médecin allopathe et/ou un spécialiste quand la pathologie rencontrée n’est plus de son unique ressort.
C’est un art car elle nécessite une sensibilité, une approche globale complexe, au-delà de l’analyse d’examens biologiques ou radiologiques. Elle fait appel à une forme de dextérité manuelle et sensitive que développent les chiropracteurs au cours de leurs années d’exercice. Sentir les mouvements d’un crâne demande beaucoup de pratique spécifique et de sensibilité.
Le principe de base de la chiropractie réside dans l’idée de stimuler et d’harmoniser toutes les fonctions du système nerveux, grâce à diverses techniques douces et non violentes. Selon les thérapeutes, les techniques diffèrent. Il existe des techniques vertébrales, crâniennes, viscérales, musculaires, énergétiques et émotionnelles.
Cette médecine douce, naturelle, vise à supprimer les barrages mécaniques, émotionnels ou énergétiques qui perturbent le bon fonctionnement du corps ; ces barrages autorisant ainsi les maladies à prendre place, à s’installer et à se développer.
Par exemple, en cas d’infection pulmonaire, le chiropracteur ne va pas chercher à détruire le virus ou la bactérie en cause, mais plutôt à augmenter les capacités de défense du poumon, pour qu’il puisse lutter efficacement contre l’agression.
Le squelette humain est constitué d’un bassin, d’une colonne vertébrale et d’une boîte crânienne entre autres. Ces systèmes osseux renferment tout le système nerveux central qui va contrôler quasiment toutes les fonctions du corps : articulation, muscles, système de quantification de la douleur, système hormonal, système digestif et cardiaque…..Ainsi, toute perturbation d’une des composantes articulaires de ce système mécanique va entrainer, par compression et inflammation du nerf, une défaillance de l’organe qui se trouve en bout de chaîne.
De manière plus précise, le cerveau se prolonge par la moelle épinière qui transite dans la colonne vertébrale, constituée elle-même par des vertèbres. Entre chaque vertèbre sort un nerf qui, par un influx nerveux, va alimenter un organe pour qu’il fonctionne. Cette fonction peut être musculaire, digestive, cardiaque, visuelle, sensitive (le toucher)…..On peut comparer ce système à un ordinateur (le cerveau) qui transmet les informations (influx nerveux) par un câble (le nerf) à une imprimante (le muscle, l’articulation, l’estomac...)
A la suite de traumatisme physique ou émotionnel, apparaissent des blocages articulaires au niveau des vertèbres, du crâne ou du bassin. Ceux-ci ne disparaissent pas d’eux-mêmes et nécessitent un ajustement, une correction afin de lever les barrages qu’ils représentent sur le passage de l’influx nerveux. Ces blocages articulaires sont suivis d’une inflammation et d’un œdème qui génèrent les douleurs et qui peuvent parfois comprimer le nerf.
Pour ma part, les techniques articulaires ne représentent que 10% environ de mes techniques. Aujourd’hui, beaucoup de pathologies sont organisées autour du stress et non plus des traumatismes directs de la colonne vertébrale ou du bassin comme le présentaient nos grands-parents. Il est certes nécessaire de corriger le système vertébral pour aider le corps à travailler correctement, mais des techniques énergétiques et musculaires beaucoup plus douces, suffisent presque toujours à lever les blocages. Peu de blocages vertébraux sont dus à des efforts physiques violents de nos jours. La majorité des personnes étant sédentaires et travaillant dans des bureaux, on constate souvent que les mauvaises positions répétées et les tensions nerveuses sont responsables des blocages.
Le recours à des techniques très douces permet d’intervenir auprès des enfants, des femmes enceintes, des personnes âgées, des patients faibles et malades. Ces techniques manuelles permettent un champ d’application très vaste, sans risques, avec un maximum d’efficacité.
Cela permet donc d’obtenir d’excellents résultats pour de nombreux troubles neurologiques : sciatiques, hernies discales, migraines, névralgies, troubles digestifs, trouble du sommeil… Les douleurs mécaniques sont également concernées dans une même mesure : arthrose du genou et de la hanche, douleurs de genou, de hanche, problèmes d’épaule et de coude, tendinite, lombalgie, torticolis, inflammation articulaire chronique d’origine inconnue...
Bien souvent, une amélioration immédiate est perceptible. Mais il faut compter en général 48 heures pour que l’inflammation se disperse et que les symptômes diminuent.
Beaucoup de problèmes viennent d’une bascule du bassin. En effet, celui-ci sert de base, de support à tout le reste du corps. Toute la charpente vertébrale repose dessus. Si celui-ci souffre d’une bascule ou d’un blocage, les vertèbres vont devoir compenser, un peu comme une rupture du parallélisme d’une voiture, ce qui va engendrer d’énorme tensions musculaires compensatrices et stabilisatrices pouvant aller du pied aux cervicales. Bon nombre de symptômes peuvent alors apparaitre suite à ces tensions musculaires : migraines, tendinites, douleurs diverses, crampes…De plus, cette bascule pelvienne va forcer un coté du corps à compenser (ce qui fait apparaitre ce que l’on appelle les jambes courtes), et peut entrainer des douleurs de hanche, des pubalgies, des douleurs de genoux qui à long terme vont s’abimer, s’user et provoquer de l’arthrose.
La correction du bassin est primordiale dans un travail global. Il permet au corps de retrouver ses bases, de diminuer les tensions musculaires, de réduire l’apparition de l’arthrose à long terme.
